Quel paysage ! Quel paysage ?

Tout comme l’ancienne filature où se trouvent, depuis 2002, le centre d’artistes AXENÉO7 et le centre de production Daïmon, il y a, dans la ville de Gatineau, une fonderie qui rappelle une ère industrielle passée. Transformé depuis plus de dix ans en un centre multisport, l’édifice se trouve inutilisé en période estivale à cause de l’excès de degrés Celsius. Or, cette hausse calorifique a beau faire fuir les sportifs, elle n’a pas posé de difficultés majeures aux artistes et surtout aux organisateurs de l’exposition À perte de vue/Endless Landscape.

Everybody’s Got a Little Light Under the Sun : Luis Jacob et la scène artistique torontoise

Le regard que jette le commissaire indépendant Luis Jacob sur la création artistique torontoise, dans l’exposition Form Follows Fiction, s’inscrit en continuité avec sa démarche artistique et intellectuelle. Proposant des liens entre, d’une part, une forme urbaine entendue dans une perspective historique et polysémique, et de l’autre, une scène artistique et sa production, Jacob poursuit sa réflexion sur l’esprit des lieux, pour reprendre le judicieux titre de la critique que Nicolas Mavrikakis a faite de cette importante et ambitieuse présentation.

Patrick Bérubé : En principe…

Patrick Bérubé s’est illustré à deux reprises, en 2016, dans le cadre d’expositions solos d’envergure dans la grande région montréalaise. Après avoir occupé un étage entier de la galerie Art Mûr, au printemps, à Montréal, le voici de nouveau, cet automne, à la Maison des arts de Laval, mais cette fois, accompagné d’une commissaire et de sa lecture.

Édition/Forme/Expérimentation : repenser le livre

Créé en 2006, le Prix Jean-Pierre-Latour est un prix annuel, en mémoire du regretté Jean-Pierre Latour (1951-2005), qui vise à encourager chez les étudiantes et étudiants des premier et deuxième cycles, inscrits dans un programme de l’École Multidisciplinaire de l’images (ÉMI), le développement d’une pensée critique, par la rédaction d’un texte rattaché aux pratiques des arts et à la muséologie. Chargé de cours à l’ÉMI de 1985 à 2005, le critique d’art Jean-Pierre Latour a également été, de 2000 à 2005, membre du comité de rédaction de la revue ESPACE sculpture, désormais nommée ESPACE art actuel, dont la maison d’édition publiait en 2009 l’ouvrage posthume Jean-Pierre Latour, critique d’art : voir et comprendre. Avec ce premier texte publié, l’ÉMI et le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais, qui décernaient ce prix, inaugurent un partenariat avec la revue ESPACE qui fera paraître, à chaque année, le texte du lauréat ou de la lauréate.

Le Chant des pistes 1

Le Chant des pistes a été conçu comme une « entreprise ambulante » n’assignant pas les artistes à résidence, mais bien au contraire, les invitant à parcourir le territoire des Îles-de-la-Madeleine pour concevoir, sur l’ensemble de l’archipel, des « œuvres-trajectoires ». L’événement, ni spectaculaire ni résolument matérialisé par des œuvres tangibles, semble volontairement se dissoudre dans le paysage des Îles.

Le Chant des pistes 2

Le Chant des pistes interpelle la fragilité de la production de projets qui échappent à une perception classique, hors d’un contexte d’exposition. Événement éphémère et résolument mobile, il ouvre au public chaque projet à la condition de suivre les artistes sur leurs pas et au moment déterminé par eux. La solitude des pratiques engagées fait face à l’enjeu de leur possible restitution collective.

Le Chant des pistes 3

Misant sur l’expérience « sensible et partagée » davantage que sur le résultat tangible d’une création sur le territoire, Le Chant des pistes s’affiche résolument mobile, éphémère et secret. Cette vulnérabilité assumée se double aussi d’une démultiplication des voix, propageant la singularité de chaque projet au détriment d’une vision d’ensemble qui insisterait sur le croisement, le dialogue et les échos possibles entre les œuvres rassemblées sous une seule bannière.