Mathieu Cardin : entre deux expositions

Créé en 2006, le Prix Jean-Pierre-Latour est un prix annuel, en mémoire du regretté Jean-Pierre Latour (1951-2005), qui vise à encourager chez les étudiantes et étudiants des premier et deuxième cycles, inscrits dans un programme de l’École Multidisciplinaire de l’images (ÉMI), le développement d’une pensée critique, par la rédaction d’un texte rattaché aux pratiques des arts et à la muséologie. Chargé de cours à l’ÉMI de 1985 à 2005, le critique d’art Jean-Pierre Latour a également été, de 2000 à 2005, membre du comité de rédaction de la revue ESPACE sculpture, désormais nommée ESPACE art actuel, dont la maison d’édition publiait en 2009 l’ouvrage posthume Jean-Pierre Latour, critique d’art : voir et comprendre. Avec ce premier texte publié, l’ÉMI et le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Outaouais, qui décernaient ce prix, inaugurent un partenariat avec la revue ESPACE qui fera paraître, à chaque année, le texte du lauréat ou de la lauréate.

Entretien avec Nicolas Rivard

La Fatigue culturelle est une entreprise fictive qui a été fondée en 2014. Avant de discuter du projet qui est en cours et qui propose des interventions performatives dans plusieurs centres d’artistes du Québec, la Fatigue culturelle est intervenue, en 2015, lors de l’exposition Monuments aux victimes de la liberté, présentée à AXENÉO7, avec une installation intitulée Curriculum Vitae d’un gouvernement du désastre. De quel curriculum s’agissait-il ?

Entretien avec Dominique Sirois

L’œuvre Deux cannibales est une encre sur papier faisant partie d’une série intitulée Études Mimesis Trinity (Atlas). Ce n’est pas la première fois que vous produisez ce genre d’œuvre sur papier au sein de votre démarche associée principalement à l’univers de la sculpture, sinon de l’installation. En quoi ces collages participent-ils de votre esthétique d’artiste…

Dominique Sirois, Deux cannibales, 2015

Dominique Sirois vit et travaille à Montréal, elle détient un diplôme en arts visuels de l’UQAM (Maîtrise, 2010). Sa pratique prend la forme d’installations composées de sculptures, de vidéos, de sons et d’impressions d’images. Son travail touche à trois champs d’intérêt : la valeur et la surveillance, l’économie et les affects ainsi que les ruines…

Émotions et arts visuels

Depuis toujours, l’art comme présence fictive favorise l’expression des émotions artistiques. Que ce soit par le théâtre, le récit romanesque, la musique, la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma et la vidéo, les humains sont disposés, comme lecteurs, spectateurs ou regardeurs, à s’émouvoir. Et même si, dans plusieurs catégories artistiques, l’expérience émotionnelle est toujours…

Espace, territoire, photo : entretien avec Claire Moeder

Claire Moeder a débuté son mandat pour les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie en 2017 à titre d’adjointe à la direction. Elle est également auteure, commissaire, formatrice et rédactrice auprès des artistes. Elle publie régulièrement dans les revues et a contribué à des publications consacrées à la photographie. Ayant pris part à des résidences pour commissaires au Québec et à l’étranger, elle a conçu plusieurs expositions individuelles (Sayeh Sarfaraz, Jacinthe Lessard-L.) et l’exposition collective Loin des yeux à Optica autour des usages actuels de l’image portés par une quête attentive des formes de l’invisible.

Quel paysage ! Quel paysage ?

Tout comme l’ancienne filature où se trouvent, depuis 2002, le centre d’artistes AXENÉO7 et le centre de production Daïmon, il y a, dans la ville de Gatineau, une fonderie qui rappelle une ère industrielle passée. Transformé depuis plus de dix ans en un centre multisport, l’édifice se trouve inutilisé en période estivale à cause de l’excès de degrés Celsius. Or, cette hausse calorifique a beau faire fuir les sportifs, elle n’a pas posé de difficultés majeures aux artistes et surtout aux organisateurs de l’exposition À perte de vue/Endless Landscape.

Michael A. Robinson : Corporate Logos, 2017

Michael A. Robinson enseigne la sculpture et le dessin au département d’arts visuels et médiatiques de l’UQAM (2004-aujourd’hui) et récemment à titre d’artiste en résidence à temps plein à l’Université Concordia (MFA Sculpture, 2016-2017). Il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (Montréal) et d’une maîtrise en arts plastiques de l’Université de Paris…

Steve Giasson : un document inédit de la Performance invisible n° 20 (Imaginer une pièce vide).

Steve Giasson est un artiste conceptuel qui utilise une grande variété de formes et de médiums (écriture conceptuelle, performance, installation, vidéo, photographie…) afin de transgresser les genres et d’interroger leurs limites. Les notions romantiques d’authenticité et d’originalité sont, chez lui, mises à mal, dans une pratique engagée, qui ne ménage ni les emprunts à la…

Entretien avec Joëlle Morosoli

Pour célébrer notre 30ième anniversaire (1987-2017), nous présentons dans cette section une série d’entrevues avec des artistes qui étaient déjà présents lors de la parution de nos premiers numéros et qui sont toujours actifs sur la scène artistique québécoise, canadienne, voire internationale. Ces artistes ont également une fiche sur le site du Dictionnaire historique de la sculpture québécoise au XXe siècle.

La sculpture à l’ère du numérique

Bien que, pour plusieurs d’entre nous, le mot « numérique » ne soit pas conceptuellement clair, tant la définition de ce mot — parfois adjectif, parfois substantif — demeure floue, il ne fait aucun doute que, depuis quelques décennies, l’univers du numérique envahit quotidiennement nos vies. Par nos différents appareils — téléphoniques, informatiques, robotiques —,…