Entretien avec Caroline Monnet

Avec raison, on vous présente comme une artiste multidisciplinaire, d’autant que votre pratique artistique oscille entre les arts visuels et le cinéma. Aussi, la série The End of a Cycle is the Beginning of a New One (2017), que vous avez proposée à la revue ESPACE, provient d’une exposition qui a été vue à Art Action Actuel (Saint-Jean-sur-Richelieu), au printemps 2017, et qui avait pour titre Memories We Shouldn’t Speak Of. Dans le contexte de cette exposition, quel est le sens de ces motifs noirs sur fond blanc ?

Caroline Monnet, The End of a Cycle is the Beginning of a New One, 2017

Caroline Monnet est une artiste multidisciplinaire d’origine Anishinaabe-Française. Après des études en sociologie et en communication à l’Université d’Ottawa (Canada) et à l’Université de Grenade (Espagne), elle poursuit une carrière en arts visuels et en cinéma. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals à travers le monde, dont TIFF, Sundance, Palm Springs, Tampere,…

Réparations ?

Peut-on guérir de ses blessures ? Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l’oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? Sur le plan politique, nous assistons, depuis quelques années, aux excuses du gouvernement canadien envers diverses communautés qui ont subi, par le passé, l’indifférence de l’État. Ces excuses sont souvent accompagnées de compensations financières. Par exemple, récemment, le gouvernement…