The Art Gallery Problem
5 février –
4 avril 2026
L’autrice de ce texte est lauréate du concours Critiques de la relève, une collaboration entre le Département d’histoire de l’art, de cinéma et des médias audiovisuels de l’Université de Montréal, dans le cadre du cours de premier cycle L’art actuel (HAR3220) et la revue ESPACE art actuel.
Surveillance, humain, contrôle, mnésique, corporalité et politique; voici les mots qui résonnent dans nos têtes lors d’une visite de l’exposition commissariée par Fraser McCallum intitulée The Art Gallery Problem. Présentée au centre Dazibao du 5 février au 4 avril 2026, cette exposition regroupe divers artistes sous le thème du « problème mathématique de la galerie d’art », à savoir Matt Nish-Lapidus, Nikita Gale, Jeremy Toussaint-Baptiste, Karthik Pandian, Anahita Norouzi et Kent Chan. Cependant, leurs réalisations excèdent largement cette problématique algorithmique en s’immisçant dans nos corps.
Le problème de la galerie d’art constitue un défi mathématique visant à éliminer les angles morts présents dans les systèmes de sécurité des zones d’exposition ainsi qu’à réduire les ressources nécessaires à cette surveillance. Bien qu’abondamment répandue dans le domaine computationnel, cette énigme demeure moins populaire en histoire de l’art, malgré une mise en situation familière. Dès notre entrée dans la galerie Dazibao, il est possible de ressentir corporellement une dysfonction entre le thème et les objets exposés dans ce lieu. Un mouvement sourd se faufile dans le site, des moniteurs se tournent vers nous avec un bruit mécanique et une légère vague de vibrations
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