Ouvrages reçus

Éric Ladouceur. Avoir / Savoir / Pouvoir. Catalogue d’exposition (commissaire : Geneviève Goyer-Ouimette). Éd. Le Musée d’art contemporain des Laurentides (Saint-Jérôme) et Galerie Graff (Montréal), 2013, 100 p. Ill. couleur. Fra/Eng.

Ce catalogue accompagne l’exposition bilan de l’artiste Éric Ladouceur présentée simultanément, en 2013, au Musée d’art contemporain des Laurentides et à la Galerie Graff. Divisé en trois sections — Avoir/Savoir/ Pouvoir —, cette publication met en valeur la production de cet artiste multidisciplinaire, qui s’étend sur une période de douze ans (2001-2013). On y trouve, entre autres, la série Mode dépilatoire (2003-2013) où des logos de grandes marques sont reproduits avec du poil, celle mettant en scène les oeuvres performatives de l’antihéros Capitaine Midas (2001-2013) et la série Embarque dans mon char ou mort à la poésie (2010-2013) associée à la « glorification de la masculinité et de la virilité ». Le texte de Geneviève Goyer-Ouimette présente brièvement, mais explicitement, les diverses séries d’oeuvres qui interrogent la question du pouvoir dans les domaines « de la consommation, et plus particulièrement de la marchandisation des corps et du conditionnement idéologique ou culturel de masses ».

Collectif. Extase. La vie et autres pratiques extatiques. Québec, Éd. Folie/Culture, 2013, 96 p. Ill. couleur.

Ce très bel ouvrage nous propose une série de dix textes signés par plusieurs auteurs — psychanalyste, artistes et historiennes de l’art — traitant de la notion d’extase dans nos vies aussi bien que dans diverses pratiques associées au monde de l’art. Correspondant à un cycle de programmation organisé par Folie/Culture et présentées lors de trois évènements ayant pour titre Extase, la bouche ouverte et on y voit la lumière ; Extase, un chien écrasé qui scintille et Extase, la vie et autres pratiques extatiques, ces manifestations se sont déroulées en 2011 et 2012 dans plusieurs lieux culturels de la vieille capitale. Comme «modalité qui fréquente indifféremment l’art action, la folie, la religion» et qui interroge notre perception du réel et de l’imaginaire, le thème de l’extase explore divers chemins lesquels, au dire d’Alain Martin Richard dans le texte d’introduction, sont autant de résistance à « l’ère du vide où s’engouffre la postmodernité ».

Guy Laramée – La grande nostalgie. Catalogue d’exposition (commissaire : Danielle Lord), Saint-Hyacinthe, Éd. Expression, 2013, 86 p. Ill. n/b et couleur. Fra/Eng.

Bien qu’il accompagne l’exposition Accrocher les roches aux nuages, présentée à Expression et dans laquelle on pouvait voir des oeuvres de l’artiste produites entre 2002 et 2012, cet ouvrage est davantage une monographie qu’un catalogue. Artiste multidisciplinaire, qui est passé de l’art de la scène aux arts visuels après avoir fait une maîtrise en anthropologie, Laramée est aujourd’hui principalement reconnu pour ses livres sculptés, mais sa production s’étend également à la photographie, la peinture et l’installation. Comme le mentionne le directeur d’Expression Marcel Blouin, dans son texte de présentation, l’essai de la commissaire Danielle Lord ainsi que celui de Richard Simas sont « une porte d’entrée idéale à l’oeuvre de Laramée ». Artiste philosophe, s’il en est un, Laramée n’a de cesse, depuis son oeuvre La grande Bibliothèque (2003-2004), d’interroger — en conformité avec notamment le romantisme allemand —, « l’érosion des cultures, l’impermanence, les notions de progrès ou d’évolution ».

André Lapointe, Maritima. Saint John, Ed. Musée du Nouveau- Brunswick, 2014, 48 p. Ill. couleur. Fra/Eng.

Dans le cadre de sa série Connaître les artistes de chez nous, le Musée du Nouveau- Brunswick présentait, du 23 janvier au 27 avril 2014, l’exposition André Lapointe : Maritima. Le présent ouvrage nous livre un bel exemple du travail accompli par l’artiste durant ces dix dernières années. Comme le mentionne Peter J Larocque, l’auteur invité à présenter la démarche de l’artiste, les oeuvres sculpturales et environnementales de Lapointe s’inscrivent « dans le prolongement des préoccupations soulevées jadis par le land art des années 1960 et 1970 ». Produites dans des milieux naturels, elles évoquent « le pouvoir énigmatique de la nature » et expriment « une inquiétude quant à notre action sur sa fragilité ». Et ce, même si désormais ces oeuvres ne sont visibles qu’à travers des reproductions photographiques.

Linda Covit. Éd. Les éditions Plein sud, Longueuil, 2014, 136 p. Ill. n/b et couleur. Fra/Eng.

Cette monographie a été publiée dans la foulée de l’exposition Réflexions présentée à Plein sud, centre d’exposition en art actuel, au printemps 2012. Le travail de la sculpteure et photographe Linda Covit s’étend sur plus de trente ans. Inspirée par la culture japonaise, l’artiste explore depuis le début des années 1980 les différentes facettes du jardin comme lieu propice à la méditation. Abondamment illustré des oeuvres de l’artiste présentées en galerie, mais aussi dans des lieux publics, cet ouvrage propose également deux textes d’auteures témoignant, à sa juste valeur, de sa démarche artistique. Historienne et critique d’art, Mona Hakim souligne en quoi la production de Covit atteste « d’une trajectoire humaine cherchant une zone d’équilibre et d’harmonie entre soi et l’extérieur ». Marie Perrault, pour sa part, concentre son analyse sur les oeuvres publiques de l’artiste, principalement celles qui suscitent « une réflexion sur la place que l’Humain occupe dans la Nature, en tant qu’individu et comme collectivité. »