André-Louis Paré
No. 105 - fall 2013

Emmanuel Guy et Laurence Le Bras (sous la direction de), Guy Debord. Un art de la guerre

Paris, Éd. BnF et Gallimard
2013, 224 p. Ill. n/b. et couleurs, Fra.


Emmanuel Guy, historien de l’art et chargé de recherche documentaire et Laurence Le Bras, conservatrice au département des manuscrits à la Bibliothèque nationale de France (BnF) sont les commissaires de l’exposition Guy Debord. Un art de la guerre qui fut présentée du 27 mars au 13 juillet 2013. Ils sont également les responsables du très beau catalogue qui l’accompagne. Ces deux réalisations ont été rendues possibles grâce au traitement des archives du poète, penseur et éditeur Guy Debord (1931-1994) classées trésor national en 2009 et acquises en 2011 par la BnF. Pour l’auteur du célèbre ouvrage La Société du spectacle, cette consécration pourrait être vue comme un désaveu de sa pensée, mais il faut plutôt y apercevoir une victoire qui, tout compte fait, ne lui déplairait pas. Même s’il soulignait en 1961 que son oeuvre fait l’objet d’un effacement dans les domaines de l’art et de l’histoire des idées, force est d’admettre que depuis plusieurs décennies ses réflexions sur l’homme et la société trouvent, principalement chez les intellectuels et les artistes, un écho favorable.

Après un texte d’introduction signé par les commissaires, l’ouvrage Guy Debord. Un art de la guerre est composé de sept sections qui respectent la chronologie des évènements qui s’effectueront entre 1951, année où tout commence pour Debord et 1994, année où sa vie s’arrête. Ce long parcours, où le « travail » est proscrit, est analysé de diverses manières par les collaborateurs parmi lesquels se trouvent Olivier Assayas, Éric Brun, Fabien Danesi, Patrick Marcolini et Vanessa


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