Collectif, Alain-Martin Richard. Performances, manoeuvres et autres hypothèses de disparition
2014, 414 p. Fra/Eng.
Sous la direction de Paul Couillard, artiste, commissaire et théoricien culturel, ce livre, dont il est l’éditeur, fait partie d’une collection consacrée à la performance au Canada. Ce troisième ouvrage, entièrement bilingue, dédié à l’oeuvre performative d’Alain-Martin Richard, est toutefois le premier ayant pour sujet un artiste québécois dont la pratique n’est pas exclusivement de l’ordre de la performance. Théoricien de l’art action, commissaire et critique, Richard est aussi penseur d’un art qui se partage, d’un art en mouvement.
Associé pendant de nombreuses années au Lieu, centre en art actuel et à la revue Inter publiée à Québec, Richard, depuis les années 80, intervient et s’investit dans des contextes où l’art s’allie avec le social. À quoi bon l’art s’il ne change pas, ne serait-ce qu’un instant, nos vies en des expériences signifiantes ? Pour témoigner de cet engagement constant en tant qu’artiste de la performance ou à titre de commissaire de symposium, d’auteur et de conférencier, Couillard a fait appel à des artistes, critiques d’art et sociologues, parmi lesquels on trouve le duo Doyon/Demers, Nicolas Reeves, Clive Robertson et Guy Sioui Durand. Chacun d’eux témoigne du travail de Richard en référant à diverses expériences artistiques ayant eu cours de 1980 aux années 2010. Le texte de Durand situe la contribution de Richard dans le contexte sociopolitique du Québec. Il présente un portrait exhaustif de la carrière de cet artiste au sein de l’histoire récente du pays. Pour sa part, Robertson, s’entretenant avec Richard, éclaire le lecteur sur ce que l’on appelle « manoeuvre », ce genre de performance qui s’exécute en public, mais sans spectateur obligé.
En plus de ces textes forts éloquents, un des intérêts de ce bouquin est d’y trouver les écrits de Richard
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